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 Enchantée de faire ta conaissance ! [P.V Sebastian Weidmanns]

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MessageSujet: Enchantée de faire ta conaissance ! [P.V Sebastian Weidmanns]   Ven 23 Nov - 19:19



Ton absence a envahi tout mon horizon, comme si on avait percé un trou béant dans ma poitrine...

Mince. Encore loupé. Je manquais vraiment d'entrainement, en ce moment ! Je sentis bientôt l'air devenir plus rapide, plus froid contre mes jambes nues. Ma tenue de sport était légère, et ne suffisait pas a faire fuir le froid. Mais quelques secondes après, mes pieds se posèrent avec une délicatesse infinie sur le gros tapis bleu. Droite comme un piquet, je finis tout de même ma présentation par un légé salut. Madame McColl Nous forçait toujours à en faire un, même à l'entrainement.

« Essaie encore une fois », dis une douce voix dont je connaissais tous les traits.
Cette voix, c'était celle de mon professeur de gym. Elle voulait qu'un l'appelle Madame McColl, mais tous le monde l'appelait Lenah. Lenah, je la connaissais depuis...depuis 7 ans. Enfait, c'était aussi ma marraine, donc nous nous connaissions bien. Je dois dire que je l'aime particulièrement bien. Elle me rapproche de mon rêve, qui est de devenir une grande gymnaste.

Sur ses conseils, je m’élanças encore une fois. De grandes foulées, puis un légé saut. A nouveau, je retrouvais cette sensation. Je sentais les fibres du petit trampoline qui plia sous la force de mon élan. A peine eut-il atteins son apogée qu'il se tendit tel un élastique, et me propulsa dans les airs. Comme j'adorais ce moment ! L’impression de voler, comme un oiseau, libre mais fidèle à la terre, finissant toujours par se retrouver a nouveau dans ses bras. Mes mains se posèrent avec une grande énergie sur la plateforme, puis mes jambes se projetèrent vers l'arrière. Puis de nouveau, l'air plus rapide, plus froid, frottait mes jambes nues.

« Parfait ! Tu es douée, Ariel. Tu peux aller te changer, ta mère viendra bientôt. »

Aussitôt je me précipita vers le vestiaire. Après avoir rapidement enfiler une jupe, un fin collant, un tee-shirt et une veste, je sortis en trombe de la petite salle. Je n'oublias bien sûr pas de chausser mes bottes, les noires avec une petite fleur noire sur le côté. Je descendis les escaliers en sautillant, le cœur légé. Dans ma descendre, je détachas mes cheveux. Enfin, je vis la grande porte de verre. Alors, d'un puissant geste du poignet, je l'écarta dans aucun problème. Qui as dit qu'a sept ans, on ne pouvait pas pousser des choses lourdes ?

Uune fois cette porte passée, je me précipita vers un petit banc. Celui-ci, entièrement constitué de bois, s’avérait très confortable, en fait. Fermant les yeux, je ressentis plus fort que jamais la froide caresse du vent sur ma peau. Mes cheveux, lentement se levèrent de mon cou, et formaient des vagues dans l'air. En ouvrant mes yeux verts, je découvris profondément le paysage qui m'entourait. Le parking de l'école de sport était assez petit, mais très peu de voitures y étaient garées. De nombreux arbres aux couleurs de l’automne surplombaient la place. En un accord parfait avec ce paysage enchanteur, de nombreuses feuilles d'arbres éparpillées sous le sol donnaient une couleur encore plus vive à l'endroit. Mais tout cela n'aurait pas été si beau, sans cette douce brise de Novembre atténuant les couleurs.

Javais froid. Mais vous allez surement me trouver folle : j'aimais sa. Le doux frisson d'un fraicheur un peu trop forte secouait mon échine. J'eus envie de toujours ressentir ce doux mouvement imperceptible pour qui conque sauf pour moi. Soudain, venant rompre cet équilibre parfait et si naturel, un bruit de feuilles crépitants sous un pas, retenti dans mes oreilles. Je tournas la tête, impatiente de voir qui était à l'origine de cette brusque source de bruit. Avec une tristesse infinie, je m'imaginais un instant que c'était mon père qui revenait... Oui, vous allez vous demander où j'allais chercher tout sa, hein ? Hé bien je vais vous répondre. Cette explication ne vous suffira peut être pas, mais je n'en ai pas d'autre. Il est parti si brutalement... Je n'avais même pas encore six ans, mais je comprenais. Sa maladie. A chaque coin de rue, chaque tournant, ou même le soir dans ma chambre, mon cœur manquait un battement. J'avais toujours l’impression que se sourire n'avait pas disparut totalement de ses lèvres, qu'un jour je rirais à mon tour de mon ignorance. Chaque fois qu'un bruit retentissait, je ne voyais que l'illusion de le revoir. Une larme coula doucement sur ma joue Jamais. Ses pas réguliers... son rire si doux a mes oreilles, ainsi que sa voix si mélodieuse... Ma tête prise dans mes mains, mes larmes ne se bridèrent plus. Elle coulèrent tel un torrent, sans demander de quelconque permission. Je pleurais peut-être, tellement la douleur était forte, mais au fond je savais que cela ne servait a rien. Elle ne ramènerait pas celui qui fut mon père, celui pour qui mon cœur ne cesserait jamais de saigner. Jamais ces pleurs futiles ne conjurerait le sort. Jamais ma peine ne s’allégera, car mon chagrin toujours sera rangé en moi, en tenue de camouflage... J’étais plongée dans une profonde tristesse, lorsque un bruit m'en sortis complétement.


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MessageSujet: Re: Enchantée de faire ta conaissance ! [P.V Sebastian Weidmanns]   Dim 25 Nov - 15:04

Après-midi football. Après-midi que j'avais attendu depuis quelques semaines, je m'y étais préparé moralement, et j'avais doublé les entraînements. Mon objectif était, bien évidemment celui de gagner le match, mais aussi de montrer à Bryan que j'étais plus fort que lui. La semaine dernière, il était venu me tabasser avec ses copains. Comme mon père me le disait, il ne faut jamais se laisser faire ! Je m'étais mis à frapper comme une furie, et j'avais mis un de ses copains à terre en lui mettant des coups de pieds. J'étais content de moi jusqu'à ce que je me rende compte qu'il y en avait encore deux à battre, mais Bryan était trop fort pour moi. C'est le genre de garçon violent que je hais, et j'avais donc une envie folle de le battre au foot. Je n'avais rien dit aux professeurs pour ne pas les inquiéter ni me faire traiter de balance. Maintenant, j'étais là dans le vestiaire, les autres garçons me toisant comme si j'étais totalement stupide. Je ne savais pas ce qui n'allait pas chez moi. Je ne savais pas pourquoi j'étais éternellement persécuté et détesté, parce que je ne faisais rien de mal à ma connaissance, j'étais peut-être trop simple aux yeux des autres ? Je m'en fichais à vrai dire. Ce qui m'importait d'abord, c'était vivre ma vie comme je l'entends, et ne jamais m'éloigner de mon père. Mais quand on grandit, on perd ses parents, paraît-il...

J'éloignais cette pensée de mon esprit et réfléchis. Peut-être était-ce mes origines autrichiennes ? Mais il y avait plein d'Italiens dans ma classe et tout le monde les adorait. C'était même les plus populaires. Je ne comprenais pas, et je crois que je ne comprendrai jamais. Et il fallait que j'arrête de penser à ça, car au fond, peu m'importait de plaire ou non. En ignorant le regard moqueur des garçons qui me barraient le chemin, je sortis du vestiaire, un petit sourire aux lèvres. L'air était frais, et ma fine tenue de football ne me tenait pas chaud. Mais je comptais bien me réchauffer sur le terrain ! Les entraîneurs nous rassemblaient déjà pour l'échauffement. Nous avions deux heures devant nous, comme d'habitude, réparties précisément. Trente minutes pour l'échauffement, puis, on fait les équipes et on se précipite sur le terrain pour l'heure de jeu qu'il nous reste. Cet après-midi football n'était pas du tout officielle à l'école, c'était de l'entraînement un peu plus poussé, avec de vraies équipes. Mais pour moi elle importait bien plus que tout.

Après l'échauffement, je me dirigeai vers le terrain comme un fou, avant de reconnaître à ma droite une silhouette que je n'aurais pas voulu croiser : Bryan ! Je courus pour l'éviter en faisant semblant de ne pas le voir, mais il me rattrapa et m'agrippa avec un « Où tu vas comme ça Seby ? ». Pris d'une colère noire, je me débattis, sans succès. Sans pouvoir contrôler ma rage, mon coude vola tout seul en direction du nez de mon ennemi, qui lâcha prise, le sang coulant déjà de ses deux narines. Il se tint le nez en criant. Le douleur devait être forte. Je fis un sourire sarcastique qui disparut lorsqu'un surveillant courut vers nous. Je lui expliquai tout, mais Bryan reprit le dessus. Il se mit à parler avec une voix sûre, avec une ironie dégoulinante que le surveillant ne semblait même pas remarquer. Il mentait ! Je tentai de l'interrompre, mais il haussait la voix, masquant directement la mienne, discrète et fine. « Sebastian copie sur moi en classe, il m'insulte, il dit des méchancetés sur ma mère, et il me frappe ! Moi, j'ai des problèmes chez moi et... » N'y tenant plus à tous ces mensonges, je lui sautai dessus et lui enfonçai mon poing dans la figure, arrachant un cri de surprise au surveillant. Je sentis qu'on m'attrapait par le bras et qu'on me tirait en arrière.

- « Calme-toi !! »

Je lançai un regard tueur au professeur de gym qui était intervenu. Il me tint fermement le bras et me fit sortir du terrain. Je voulus résister, mais il était trop fort pour moi. Le coeur lourd, je le laissais m'emmener chez le principal. Il poussa la grande porte de bois qui me séparait de son bureau, me poussa dedans avec force et referma la porte. je manquai de perdre l'équilibre et me rattrapai à la table devant moi. Je vis alors mon état : j'étais sale et du sang coulait de ma jambe, sûrement quand j'avais sauté sur Bryan. Le professeur expliqua rapidement une situation fausse au principal et repartit en claquant la porte. Je le vis, par la fenêtre, se diriger à nouveau vers le terrain de foot. Les larmes me montèrent aux yeux quand je compris que mon ennemi avait gagné et que je ne pourrais pas jouer au football aujourd'hui. Je refoulai mes larmes et fis face au principal qui, à ma plus grande surprise, me regarda avec douceur. Il me demande d'expliquer ma version. Un silence s'installa entre nous avant que je prenne la parole :

- « Je serais incapable de vous dire pourquoi Bryan me pourrit la vie. Il m'insulte, et ma seule façon de me défendre, c'est de frapper, parce que je ne trouve rien à lui dire. Je suis contraint d'avouer qu'il est physiquement parfait. Le problème, c'est qu'il raconte des mensonges aux surveillants sur mon compte, sans que je puisse en placer une ! »

Cette fois, les larmes coulèrent. Le principal soupira et son sourire disparut. Il me dit de sortir et qu'il en parlerait avec ma mère. Ils disent tous ça. Tous. Le coeur lourd, je sortis du bureau en ne prenant pas la peine de fermer la porte. Je pouvais aller rejouer au foot mais... Je n'avais plus envie. Je ne voulais pas revoir Bryan, je voulais rentrer chez moi. Toute envie de me défouler était partie, j'avais plutôt envie de crier et d'être avec mon père. Les larmes doublèrent lorsque je pensai qu'il m'attendait à la maison, qu'il voulait me voir souriant, qu'il voulait que je lui dise que j'ai gagné le match. Tout cela serait impossible, et j'imaginais la déception sur son visage. La tête basse, je marchai entre les platanes qui étaient plantés de part et d'autre du parking en mauvais état, le béton creusé de nids-de-poule gigantesques. Seulement deux autos étaient garées, étant donné qu'il n'était pas encore l'heure de partir. Et moi, qu'allais-je faire seul, ici, pendant une heure et demie ? J'aurais sûrement des problèmes pour être parti comme ça. Mais peu m'importait. Il fallait que je parte.

Je ne remarquai même pas que je me dirigeais vers un banc. Un banc occupé. Une fille, qui devait être un peu plus jeune que moi. Elle semblait avoir remarqué ma présence, mais elle ne me regarda pas. J'eus un pincement au coeur lorsque j'entendis qu'elle se mettait à pleurer, la tête entre les mains. J'avais moi aussi envie de pleurer. sans hésiter, j'allai m'asseoir à côté d'elle. Mes larmes coulèrent, et je finis par pleurer comme elle. Une symphonie de pleurs et de tristesse comblait le silence pesant de l'école vide. Nous pleurions sûrement pour des raisons différentes, et, sans nous être parlés, je savais qu'une profonde douleur nous assaillait tous les deux. Je calmai mes larmes tandis que celles de la fille à côté de moi coulaient toujours. Je mis une main sur son épaule comme pour la rassurer et lui souris.


- « Si tu veux te confier, n'hésite pas. Je m'appelle Sebastian, et toi ? »
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MessageSujet: Re: Enchantée de faire ta conaissance ! [P.V Sebastian Weidmanns]   Dim 25 Nov - 20:16


Je pleuras quelques minutes. Je pleurais encore et toujours, lorsqu'un garçon vint se poser à mon côté. Pendant un moment, je ne sus distinguer s'il pleurais comme moi, ou juste si il rigolait, en se moquant de moi... Pour cette raison, je ne tournas pas la tête. Je ne voulais pas le voir, si il se moquait de moi. Cependant, en sentant sa main se poser sur mon épaule, cette sensation de moquerie passa.

- « Si tu veux te confier, n'hésite pas. Je m'appelle Sebastian, et toi ? »

J'hésita un moment à me confier à lui, un parfait inconnu en pleurs. Puis je jugea cette option délirante, et décida de jouer la carte de l’incompréhension, et lui répondis, d'une voix douce mais étouffée par les pleurs :

« Je... Je ne crois pas que tu puisse comprendre l’ampleur de ma souffrance, Sebastian. »

Franchement, ce n'était pas contre lui. Simplement, en sept ans de vie, je ne m'étais jamais confiée à personne sur mes sentiments. Même ma propre mère ne se doutait absolument pas que je ne me remettais pas bien de l'absence de mon père. Donc...Un parfait inconnu ? Cependant, je ne voulais pas qu'il croit qu'il croit que je le déteste,juste parce qu'il est apparut à un mauvais moment. Entre deux larmes, je lui offrit un beau sourire. Ne voulant pas le froisser, je me décida à lui raconter pourtant une partie de ma vie. Si il était assez intelligent,il en tirerait certaines conséquences, et passerait ce sujet.

« Mon nom est Ariel De Cassandre. Je... Je viens d'emménager dans un manoir avec ma mère et son nouveau mari à Blives-Sur-Catras. »

Je me rappelais alors que lui aussi pleurait. mais... Pourquoi ?J'éspère que je ne l'avais pas trop blésé... Voilà. J'étais toujours pareille. Il fallait que joue les blasées, la fille inaccessible qui cache ses émotions, alors que c'était justement le moment de les extériorisées... Je le fixais amicalement, avant de reprendre la parole, voyant qu'il ne réagissait pas :

« Tu pleurais aussi, si je ne me trompes... Voudrais-tu me dire pourquoi ? »

_ _ _ _________________ _ _ _



• Axel Brown •



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